Antigone, pensive, est à la fenêtre de sa chambre et se demande si elle doit enterrer Polynice, son frère, après en avoir longuement discuté avec Ismène sa sœur qui, elle, pense qu'il ne faut rien faire contre l'édit de Créon, leur oncle.

  Antigone :
  "Je vais sûrement y perdre la vie, mais je dois aller enterrer Polynice, il en vaut la peine surtout que, quand il était petit, il s'occupait de moi; il me cajolait longtemps pour effacer mes chagrins, il prenait soin de moi, il s'amusait avec moi, me faisait rire, me montrait ce qu'il fallait faire ou ne pas faire, il prenait ma défense, était prêt à se battre, prêt à mourir pour moi, il était prêt à tout pour moi; mais revenons à notre dilemme. Créon est le roi mais cela n'empêchera rien, il me fera pendre au milieu de la foule grouillant dans les rues de Thèbes et je serai huée mais il faut bien mourir un jour, que ce soit aujourd'hui ou plus tard. Je serai bannie de la société ce qui fera sûrement beaucoup de mal à Hémon qui m'aime, même si c'est un amour impossible et sans issue. Polynice est mon frère et il doit avoir des funérailles avec les honneurs car il est de ma famille et cela compte beaucoup pour moi. Ma décision est prise : j'irai enterrer Polynice."

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